Des Roses dans mon jardin :le feu d’artifice au naturel

Bonsoir à tous,

Ce soir ce n’est pas une recette de cuisine que je vous propose mais une recette de bien être !!
Vous l’avez sans doute remarqué, je viens d’intégrer un nouveau producteur à la Ruche « des Roses dans mon jardin » qui vient de Seine et Marne et nous propose des tulipes.
Il y a peu de producteurs non alimentaires chez nous, alors allez-vous me dire, pourquoi eux ?
Parce que pour moi tulipes et poireaux : même combat !!
Vous savez comme le maraichage que j’appelle « industriel » me hérisse, il s’agit là de faire des mono cultures sur des immenses surfaces à grands coups d’eau, de pesticides et d’engrais chimiques pour obtenir des légumes hyper vite. On sélectionne des variétés bien précises avec des goûts neutres qui peuvent plaire à tout le monde, avec une croissance rapide et une résistance accrue aux maladies. Les variétés plus goûteuses, plus biscornues, plus fragiles sont purement et simplement éliminées. Donc petit à petit, la sélection des graines s’accentuant de plus en plus, nous n’avons à nous mettre sous la dent que des légumes clonés …. Ce sont les raisons pour lesquelles je me bats pour faire survivre les petits maraîchers. Eux agissent pour la diversité, pour le goût et pour les qualités nutritionnelles des légumes qui poussent lentement.
Eh bien pour les fleurs c’est pareil …. Regardez les variétés de fleurs qui ornent les vitrines des fleuristes de chaînes. Les tulipes sont toutes les mêmes. Bien sûr on peut les avoir en différentes couleurs mais les formes de fleurs sont toutes identiques. Ces tulipes, elles font envie, elles coûtent un prix dérisoire mais observez les : aussitôt mises en vase chez vous elles ne s’ouvrent pas mais meurent hyper vite en perdant leur pétales …. Pour les roses même histoire, là encore différentes couleurs sont proposées mais avec des boutons de taille identiques, qui n’ont aucun parfum et qui, en vase chez vous, ne s’épanouissent pas et sèchent à vitesse grand V.
Alors ces fleurs-là quelles sont-elles ? Elles viennent en grande partie des Pays-Bas, sauf pour les roses qui viennent plus d’Equateur ou du Kenya. Elles sont cultivées comme les légumes « industriels » dont j’ai parlé plus haut, gavées d’eau, de pesticides et d’engrais chimiques dans des serres chaudes. C’est une véritable catastrophe écologique mais aussi toute une diversité qui tend à disparaitre.
En France les producteurs de fleurs coupées étaient nombreux, en Seine et Marne il y avait même une voie de chemin de fer privée pour amener les fleurs coupées à Paris. Et aujourd’hui il reste 4 rosiéristes fleurs coupées en Ile de France …. Une hécatombe ….
Ils ne peuvent pas faire face au tsunami des fleurs qui arrivent tous les jours en France à des prix plancher, ils font faillite.
Alors oui les fleurs semblent peut-être superflues, mais pas pour moi. Les fleurs font partie de notre fantastique patrimoine de diversité, les fleurs sont capables de nous émouvoir, elles chatouillent nos narines de leur parfums capiteux ou frais, elles égaient nos jardins ou nos terrasses, elles permettent à nos abeilles de vivre, bref elles sont indispensables.
Quand je suis allée chez « Des roses dans mon jardin » j’ai compris que j’avais rencontré là des vrais doux dingues des fleurs.
Xavier a repris cette Roseraie en 2013. Il était alors un décorateur floral reconnu, sans rien à prouver, sa carrière était au Top. Mais un jour le rosiériste auprès duquel il se fournissait pour réaliser les bouquets pour ses clients lui a annoncé qu’il devait mettre la clef sous la porte. Aucun repreneur en vue, la roseraie allait donc s’éteindre.
Bien sûr il s’est demandé où il allait maintenant trouver les roses anciennes et parfumées qu’il affectionnait pour la composition de ses bouquets, puis ce fut la colère de voir s’éteindre ce fantastique patrimoine au profit d’un marché étranger rouleau compresseur.
Alors l’idée a germé …. Il était déjà amoureux de la roseraie donc pourquoi ne pas l’officialiser en se mariant avec elle …. ? Il appelle à la rescousse son beau-frère paysagiste à Aix en Provence et « en avant Roland » il reprend l’affaire !!
Il lui a fallu tout apprendre de ce métier qui était nouveau pour lui, il a gardé les employés de la roseraie, Yolande et Stanislas, et s’est associé avec Julien son beau-frère.
Le chemin n’est pas forcément facile, mais quand on les écoute parler tous les deux, c’est juste magique. Ils s’emploient à remettre en culture des variétés anciennes, particulières, spectaculaires, fragiles.
Ils vendent leur production à Rungis où certains fleuristes heureusement priorisent la qualité sur les prix bas.
Ils alternent les types de fleurs en fonction de la saison : le menu commence par la tulipe, se poursuit par le muguet, puis les roses, le lilas et se clôture en beauté par les dahlias.
Pour les Tulipes, ils font quelques concessions à leurs valeurs de protection de l’environnement : comme c’est la première fleur après l’hiver, elle est très attendue, donc pour être présent sur le marché les premières tulipes de janvier/février sont cultivées en serre chauffées à 18°dans de la terre mélangée à du sable. Les autres sont en pleine terre et arrivent plus tardivement.
Les autres fleurs en revanche sont toutes produites en pleine terre, engraissée avec le compost et le broyat de branche dont ils recouvrent la terre pour limiter la pousse de l’herbe.
Les étendues de rosiers sont assez impressionnantes …. 4500 pieds se disputent l’attention des heureux jardiniers. La semaine dernière lorsque j’y suis allée ils étaient en pleine période de taille. Imaginez le nombre de fois où le sécateur fait clac !!
Les maladies des rosiers sont bien sûr un vrai problème pour eux, ils se refusent à traiter systématiquement comme il est l’usage. Chaque matin ils font le tour de tous les pieds afin de détecter au plus vite les débuts de maladies et ils traitent seulement le pied infecté pour que la maladie ne se propage pas. C’est un travail très fastidieux mais c’est la seule façon pour eux de limiter les traitements qu’ils refusent tant pour l’environnement que pour leur propre santé.
Xavier est très intéressé par ce qui se fait en bio et se forme afin de pouvoir passer à des traitements totalement naturels notamment à base d’huiles essentielles. Pour la serre chauffée des premières tulipes, il envisage l’énergie solaire. Tout cela se met en place doucement, en fonction des sous dans la caisse  Mais l’un des buts de Xavier est de pouvoir arriver petit à petit à des fleurs totalement « propres » :
Voilà leur histoire et leur passion. J’espère que comme moi elle vous touchera et que comme moi vous vous émerveillerez devant les beautés qu’ils proposent.

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La mini Ruche : Késako ?

Une super nouveauté à la Ruche : La Livraison !!

Vous êtes en train de faire votre commande et vous lorgnez sur le noisetier de notre horticulteur préféré qui serait somptueux sur votre terrasse (veinard !!). Mais bien sûr vous vous dites : comment vais-je pouvoir le rapporter chez moi ? Le mercredi soir en venant chercher mes produits j’ai la poussette dans une main, le cabas dans l’autre, alors comment je vais transporter ce noisetier qui pèse comme un âne mort et qui est grand comme une autruche adulte ?
: SOLUTION 😊 :
Depuis peu la Ruche propose les Mini-Ruches. Vous vous inscrivez en allant sur ce lien : miniruche.com/fr-FR, vous remplissez le formulaire, vous sélectionnez la Ruche « Paris 18 La Recyclerie », vous faites votre commande complète en cliquant sur
Paris 18 – Clignancourt – La Recyclerie
La vente se termine demain ! »
Et là …. Magie !! …. On vous propose de vous livrer à l’adresse que vous avez indiquée dans Paris!! En phase de lancement la livraison vous est offerte dès 30€ de commande. La livraison se fera au moment habituel de la distribution mais pour l’instant les livraisons sont limitées à Paris intra-muros.

Autre exemple : Le mercredi soir chaque semaine, vous ne pouvez pas venir récupérer vos produits car le petit est dans le bain et le grand fait son cours de piano à la maison, vous être donc scotché à votre appart et vous devez pouvoir calmer la voisine du 5ème qui devient hystérique à chaque fois que votre progéniture chérie fait des canards : SOLUTION : Mini-Ruche 😊
Imaginez aussi que vous faites une méga teuf le WE suivant et que vous voulez commander à la Ruche 6 cubis de 5 litres de jus de fruits pour mettre dans le punch : Solution : Mini Ruche 😊

Il existe aussi une autre fonction à la mini Ruche : Vous pouvez la créer et la partager avec d’autres personnes, je m’explique :
Vous travaillez dans une entreprise et 3 ou 4 collègues commandent aussi à la Ruche. Chacun ayant le lien de votre mini-Ruche peut faire sa commande individuelle sur le site mini ruche et ensemble vous décidez qu’un seul d’entre vous vient chercher la commande pour tout le monde ou vous décidez de vous faire livrer sur votre lieu de travail à Paris : SOLUTION : Mini-Ruche 😊

Bref cette mini Ruche va vous ouvrir des horizons et vous permettre plus de souplesse !!

Je récapitule : Vous créez une mini-Ruche sur ce lien : miniruche.com/fr-FR
Vous renseignez l’adresse de livraison à Paris, vous sélectionnez la Ruche rattachée « Paris 18 Clignancourt La Recyclerie », vous donnez un nom à votre Mini-Ruche, Vous faites votre commande sur le site de votre mini-Ruche (et pas sur le site de la Ruche habituel)

Les semaines où vous voulez être livrés vous passez par le site de votre mini-Ruche et les semaines où vous pouvez venir chercher vos produits à la distribution habituelle vous commandez sur le site classique.

J’adore toutes les innovations qui peuvent vous permettre de profiter de vos bons produits de la Ruche en s’adaptant le mieux à vos contraintes !!
J’espère tout de même que vous ne vous ferez pas tous livrer car moi je serai triste de ne plus vous voir chaque mercredi venir récupérer vos produits avec vos sourires et votre bonne humeur 😊 (c’est mon petit shoot de bonheur de la semaine)

Si vous avez des questions, des précisions à me demander n’hésitez pas à me contacter : f.servas.taithe@free.fr je me ferai un plaisir de vous répondre.

Bon WE 😊

Les aventures de Vincent et son camion

Voici le résumé en messages postés sur le mur :

Le 6 novembre 2015 Florence

Mes chers tous,

Hier Vincent Vann Notre Maraîcher a eu une panne de camion en venant nous livrer. Son camion était effectivement assez « antique » et après moultes réparations ces dernier mois, le moteur a fini par rendre l’âme, il n’est donc pas réparable.

Nos légumes sont donc restés en plan et vous n’avez pas pu vous en régaler. Tout ce que vous aviez commandé ne sera pas débité.

Lorsque j’ai eu Vincent au téléphone, il était un peu au « fond du seau ». En une après-midi il a perdu toute la recette des légumes de la distribution et il doit racheter un camion.

C’est 2 gros coups durs financiers pour une petite exploitation comme la sienne. Vincent est installé depuis 1 an ½ au germoir qui est une sorte de pépinière de jeunes maraîchers, il a une petite surface et son seul canal de distribution est notre Ruche.
En janvier il va changer de terre avec tout l’investissement en matériel que cela impose (pour l’instant les outils lui sont prêtés).

Bref …. C’est un peu la cata ….
Je ne peux pas me résoudre à le voir baisser les bras alors que son projet tient la route, qu’il nous a montré sa capacité à cultiver des légumes au Top et qu’en plus le bougre …. Il a su se faire apprécier par beaucoup d’entre vous. Il est passionné par ce qu’il fait et le fait super bien !!

Alors voilà, j’aimerai que sur ce coup-là, on puisse le soutenir et l’aider à acheter un nouveau camion.
Ce n’est pas très facile de vous demander des sous, chacun doit se sentir libre de donner ou non et pensez, qu’à nous tous, même une petite somme de chacun peut faire avancer le smilblick. J’ai choisi de masquer le montant de la participation de chacun afin de ne gêner personne.

Voici l’adresse du pot commun que je viens de créer : lepotcommun.fr/pot/..

N’hésitez pas aussi à lui envoyer un petit mot je suis sûre que ça le réchauffera comme la bonne soupe que vous faites avec ses légumes 🙂

Merci tout plein

 

Le 13 novembre 2015 Vincent

Bonjour à tous!

Alors…….je ne sais pas quoi dire, vraiment. Votre engagement et votre gentillesse ne cesse de m’étonner! Quand Florence m’a parlé de la mise en ligne du pot commun j’étais très loin de me douter que ça allait atteindre une telle somme en seulement une semaine. Au delà de l’impact financier que cette vilaine panne a pu engendrer, j’étais un peu au fond du trou la semaine dernière, et vos messages m’ont fait vraiment beaucoup de bien! vraiment: MERCI!

je vais profiter de ce message de remerciements pour faire un état de lieu de l’avancement de mon projet.
Cela fait 3 ans que je pratique le maraîchage. J’ai une formation initiale en cuisine, mais mon dernier job était dans la location de voiture. Je ne suis pas issu d’une famille d’agriculteurs, je me suis engagé dans cette voie par pure conviction… Et dans le secteur agricole, il est très difficile de faire sa place quand on arrive sans terres et étranger à ce monde. Quand on sort de Paris en direction du Nord, nous sommes entourés de terres cultivées, et pourtant, cela fait deux ans que je cherche un endroit pour m’installer.
Le système d’aide de la PAC pousse les fermes à posséder toujours plus de terres, plus la ferme est grande, plus elle s’agrandit, plus la ferme est petite, plus elle est vouée à disparaître….sauf si elle enraye le cercle vicieux du mode de commercialisation en circuits long et qu’elle opte pour le circuit court.
Autre phénomène dans le Nord: les terres des Pays Bas sont plus chères qu’en Belgique, et les terres du Nord sont moins chères qu’en Belgique. Résultat, les hollandais achètent les terres Belges et font flamber les prix, les Belges, font flamber le prix des terres du Nord pas de Calais. Cela dit, dans ce paysage peu propice à l’installation, un agriculteur a décidé de me faire confiance et de me céder 6 hectares. Ce n’est pas encore finalisé mais on peut dire que c’est en bonne voie, et, cette surface pourrait me permettre de me diversifier et d’étendre mon offre en vous proposant d’autres productions….mais je n’en dit pas plus pour l’instant !
j’ai d’ores et déjà trouvé un nouveau camion, et j’aurais très certainement le plaisir de vous remercier en personne à la prochaine distribution. Encore MERCI.

Vincent

Les photos après le déluge de vendredi chez Nicolas

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Visite à la ferme du GAEC des 3 vallées

Samedi j’ai visité un pays merveilleux où les quadrupèdes sont épanouis ….

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Euhhhh …. Nan ce n’est pas ça ….

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Voilà on y est !!

Mais où est ce pays merveilleux ????

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Dans le Pas de Calais tout simplement, pas très loin de Saint Pol sur Ternoise pour ceux qui connaissent.

Lucie, que vous connaissez déjà, et Arnaud, son époux, m’accueillent avec cette simplicité étonnante alors que franchement ils pourraient se la « péter grave » compte tenu de ce qu’ils ont construit au fil des années dans ce département où le Bio est une sorte de « bête rare ».

Leur exploitation bio c’est 85 hectares, 52 vaches laitières et leurs ambitions ce sont :

Polluer moins

Faire vivre 3 personnes

Produire toute l’alimentation des vaches sur place

Respecter leurs animaux

Tout un programme me direz-vous …. Alors comment ça marche ??

Arnaud et son frère Sylvain s’occupent des vaches et des terres, Lucie gère la transformation du lait.

Pour les terres, ils ont mis en place un système de très longue rotation (7 ans) afin de ne pas forcer la terre et de la régénérer naturellement.

Pour vous expliquer brièvement sans entrer trop dans la technique : certaines plantes comme la luzerne, les féveroles …. sont très bénéfiques car elles chargent la terre en éléments nutritifs alors que d’autres plantes pompent le sol et l’épuisent. Il s’agit donc d’alterner les cultures afin que la terre garde sa richesse.

Une plante gourmande comme la pomme de terre par exemple attendra donc 7 ans pour être replantée au même endroit.

Comme je vous le disais la ferme compte en tout 85 hectares

  • 33 hectares sont réservés aux pâtures. 12 parcelles où les vaches tournent tout au long de la saison pour avoir toujours de l’herbe dense et fraîche. Elles sortent à partir de mars et rentrent à l’automne. Tout dépend du temps …. Elles ne peuvent sortir qu’à partir du moment où les pâtures sont stables, pas trop boueuses pour qu’elles ne s’enfoncent pas les papattes.

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De toute façon elles peuvent revenir à l’étable quand elles veulent car les différentes pâtures sont proches de la ferme et le chemin pour y aller est toujours ouvert. D’ailleurs, c’est trop mignon, il y en a une qui revient toute seule à l’étable 2 fois par jour spontanément à heure régulière pour nourrir son veau.

  • 4 hectares pour les pommes de terre qui sont vendues en gros
  • Le reste pour la culture du contenu de l’assiette de leurs vaches (betteraves, féveroles, maïs, luzerne, triticale, pois, avoine)

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Il faut savoir que l’alimentation de la vache est super technique. Certains aliments sont employés par d’autres fermes afin de « pousser » l’animal (produire plus de lait, booster la croissance). Eux ont fait le choix de ne pas accélérer les choses en donnant par exemple de grosses proportions de maïs car cela les obligerait, pour un bon équilibre énergie/protéine,  à donner du soja qu’ils ne peuvent pas produire et qu’ils seraient obligé de faire venir d’outre atlantique.

Je trouve ça super courageux de garder leur ligne de conduite : tout produire sur place, et pour nous c’est une aubaine : traçabilité parfaite et donc pas de risque de voir atterrir des trucs suspects dans nos yaourts !!

Pour les vaches aussi c’est une aubaine car on ne cherche pas à pousser outre mesure les cycles naturels. Les génisses ne vêlent pas avant 30 mois  et entre chaque vêlage, elles ne sont pas traites pendant 6 mois afin de ne pas les décharner.

En revanche il y en a un qui ne chôme pas : le taureau 🙂

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C’est un joyeux mélange des races en fonction de l’attirance du taureau, à la base le troupeau est constitué de Prim’ Holstein, de Flamandes et de Montbéliardes.

C’est bêta, mais comme vous le savez je ne suis pas une journaliste pro et je n’ai pas  beaucoup de photos des vaches en pâture car quand on est allés les chercher pour les faire descendre à l’étable (sous un grand soleil : si si !! ^^), L’appareil photo n’avait plus de jus …. Mais je vous promets que j’y retournerai : c’était trop beau !!

Et voici maintenant le Château de Dâme Lucie : Son labo !!

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Alors que certaines louchent sur les Louboutin, Lucie elle, s’est offert pour Noël une machine à yaourts. 1200 pots à l’heure, avouez que ça fait rêver !! Mais je dis attention !! C’est sans doute un peu volumineux dans un appartement.

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Notre Lucie ça lui a changé la vie : fini les pots remplis à la main et operculés au fer à repasser !!

Dans son labo 150 000 litres de lait passent chaque année pour nous régaler en beurre, crème fraîche, yaourt et fromage blanc.

Et elle y met du temps et de l’amour, je vous assure.

À chaque fois que j’ouvre son beurre je suis toujours ravie par la petite fleur qui s’y dessine. Je pensais que ce motif était reproduit automatiquement par une machine, et bien pas du tout ….Lucie n’a qu’un moule à beurre et elle taille dans la grosse motte, pèse le beurre et forme chacune des plaquettes à la main dans son moule. Certain trouveront ça sans doute anecdotique, mais moi c’est aussi quelque chose qui me touche vraiment.

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Voilà, je crois que j’ai fait le tour et j’espère que ce petit article vous aidera à mieux comprendre le circuit de ces produits qui vous comblent chaque semaine.

N’hésitez pas à me poser des questions sur les choses que vous n’auriez pas compris où sur des thèmes que vous voudriez voir développer.

J’ai encore plein de choses à dire, tant cette visite était riche, mais je ne veux pas non plus vous assommer avec de trop longs blablas 🙂

Pour les années à venir ne vous inquiétez pas la relève de l’exploitation est assurée !!

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Soufflé de Chou-Fleur

Voilà une recette qui fait toujours son petit effet sur la table 🙂

Suivant la taille des ramequins que vous utilisez vous pouvez la servir en plat principal avec une salade ou en accompagnement d’une viande rotie

– chou-fleur en bouquet (400g)

– 80g de parmesan

– 200g de crème fraiche

– 80g de parmesan râpé

– 4oeufs

– Sel/ Poivre

-Noix de muscade

 

Faites cuire le chou-fleur à la vapeur afin qu’il soit très tendre.

Faites le refroidir dans une passoire afin qu’il perde le maximum d’eau puis écrasez le à la fourchette.

Mélangez avec les jaunes d’œufs la crème fraiche, le parmesan et salez, poivrez. Pour ma part j’ajoute toujours une cuillère à moka de muscade car sa saveur s’accorde très bien à celle du chou-fleur.

Juste avant d’enfourner battre les blancs en neige très fermes et incorporez les délicatement au mélange.

Beurrez des ramequins (4 à 10 suivant leur taille) et versez le mélange au 2/3.

(Vous pouvez faire le mélange à base de chou-fleur à l’avance mais il est important que les blancs en neige soient battus et incorporés au dernier moment)

Faites cuite à 180° (four préchauffé) pendant environ 25 minutes. Surveillez la cuisson, suivant la taille des ramequins elle peut être plus ou moins rapide.

Sortez-les lorsqu’ils sont bien gonflés et dorés.

Bien sûr comme tout soufflé, l’idéal est de servir aussitôt !!

 

Pavé de truite en croûte de moutarde

1 pavé de grosse truite (500/600g)
1/3 de baguette
3 cuillères à soupe de moutarde (je prends de la Savora car elle est légèrement sucrée et épicée)
2 cuillères à soupe de crème fraîche épaisse
Sel poivre

Enlevez la croûte de la baguette, coupez la dans la longueur et passez la à four doux (160°c) une dizaine de minutes pour la faire sécher. Vous pouvez aussi utiliser de la baguette de l’avant veille pour qu’elle soit bien sèche.
Émiettez finement la mie de pain, la mélanger avec la moutarde et la crème.
Essuyez le pavé de truite, mettez-le dans un plat à four légèrement huilé. Salez et poivrez.
Recouvrez entièrement le pavé de la préparation à la moutarde.
Enfournez à four préchauffé (180°c) pendant 20 minutes.
Lors des dernières minutes de cuisson mettez le grill de façon à ce que la croûte brunisse légèrement.

Vous pouvez servir avec une fondue de poireaux et des pommes vapeur pour un accord délicieux.

Gratin de haddock

– un filet de haddock (200g)
– 300 ml de lait
– thym et laurier
– un petit bouquet de persil
– 1 grosse gousse d’ail
– poivre
– 20g de beurre
– 20g de farine
– 1 cuillère à soupe de crème fraîche
– 600/800g de pommes de terre

Faites cuire les pommes de terre en tranches à la vapeur.
Faite pocher le haddock dans le lait frémissant avec le thym et le laurier pendant 10 minutes puis égouttez en gardant le lait.
Dans un plat à four mettez la moitié des tranches de pommes de terre, couvrez du haddock effeuillé (les morceaux se séparent très facilement vous verrez) parsemez d’ail et de persil hachés fin. Poivrez généreusement.
Recouvrez avec le reste des tranches de pommes de terre.
Faites une béchamel avec le beurre, la farine et le lait du court bouillon, quand elle a épaissi, ajoutez-y la crème fraîche.
Versez sur les pommes de terre et mettez au four ¼ d’heure à 180°c

Je ne mets pas du tout de sel dans cette recette car le haddock est très salé.

C’est un plat tout simple et il devient un régal quand on le mange avec une laitue croquante de Mickaël assaisonnée avec une vinaigrette à l’échalote botte de Vincent 🙂

Belle soirée !!

Cannellonis ricotta/épinard

J’adore quand les beaux jours arrivent et que l’on redécouvre le goût des légumes.

Les épinards pas faciles à faire manger aux enfants …. Surtout quand ils commencent à grandir.

Je ne suis pas du genre à obliger mes enfants à manger des choses qu’ils n’aiment pas, en revanche j’ai toujours à cœur de leur faire découvrir de nouvelles saveurs.

Et avec cette recette j’ai tapé dans le mille !!

Nous avons même rempli ensemble les cannellonis, ce qu’ils ont trouvé hyper rigolo à faire avec la poche à douille

 

Pour la farce

1kg d’épinards

Beurre

3 grosses échalotes

2 belles gousses d’ail

500g de Ricotta

100g de parmesan

Sel poivre

1c à café rase de noix de muscade en poudre

 

Pour la Sauce

3 boites de concassé de tomate (en été prenez bien sur des tomates fraiches)

1 gousse d’ail

2 gros oignons hachés

Thym, laurier

Sel poivre

 

2 boules de Mozzarella

1 boite de cannellonis secs (Une vingtaine)

 

Commencez par la préparation de la sauce tomate pour qu’elle ait le temps de mijoter.

Faire cuire à feu doux les oignons hachés dans du beurre. Lorqu’ils sont bien dorés ajoutez l’ail haché puis le concassé de tomate, le thym, le laurier, le sel, le poivre. Laissez mijoter à feu très doux avec un couvercle.(La sauce doit rester très liquide)

Lavez les épinards et ôter les tiges. Passez les dans l’essoreuse à salade pour qu’ils soient bien secs. Hachez-les.

Hachez très finement les échalotes et faites les suer dans une grande cocotte à feu doux avec du beurre. Ajouter l’ail haché très fin. L’ail et les échalotes ne doivent pas colorer

Ajoutez les feuilles d’épinards. Mélangez pour que les épinards diminuent de volume. Laissez cuire ¼ heure, à feu plus vif afin que l’eau de végétation s’évapore. Laissez refroidir.

Ajoutez aux épinards la ricotta, le parmesan, la muscade, salez poivrez.

Mettez la farce dans une poche à douille et farcissez vos 20 cannellonis.

Dans un grand plat à four mettez une petite couche de sauce tomate, disposez les cannellonis puis coulez le reste de sauce tomate dessus.

Faites cuire ¾ d’heure à 200°c.

¼ d’heure avant la fin de la cuisson parsemez les tranches de mozzarella sur le plat.

 

Bon ap 🙂

 

 

Profiteroles aux radis

Ce sont les tout nouveaux tout beaux radis de Mickaël la semaine dernière qui m’ont donnés envie de ressortir cette recette 🙂
Pour la garniture :
– 2 fromages de chèvre frais
– 3 cuillères à soupe d’huile d’olive
– 1 botte de radis
– Sel, poivre
– 1 bouquet de ciboulette hachée

Pour la pâte à choux :
– 0,25 l d’eau
– 100 g de beurre
– 125 g de farine tamisée
– 4 œufs moyen
– 1 pincée de sel

Pour la sauce :
– Les fanes d’une botte de radis
– 3 C à soupe de crème fraiche
– 1 cuillère à soupe de pignons de pin
– sel/poivre

1. Préparer la pâte à choux. Préchauffer le four sur 7 / 210°C.

Dans une casserole, faire bouillir l’eau avec le beurre et le sel. A la première ébullition, retirer la casserole du feu et verser la farine d’un seul bloc; tourner rapidement, puis dessécher la masse en la travaillant sur le feu avec une cuillère en bois jusqu’à ce qu’elle se détache complètement des parois et du fond de la casserole. Hors du feu, ajouter les œufs, un par un, en travaillant chaque fois la préparation avec la cuillère en bois. La pâte terminée doit être molle, mais tenir en un seul bloc.

En faire des petits tas et les disposer sur une plaque recouverte de papier sulfurisé.

Faire cuire environ 25 mn.(Perso pour qu’ils sèchent et ne « retombent » pas je les laisse dans le four éteint porte légèrement ouverte pendant le refroidissement)

2. La Garniture : Nettoyer, essuyer et couper en fines lamelles les radis. Mélanger avec le chèvre frais, saler, poivrer et ajouter la ciboulette hachée + 3 cuillères à soupe d’huile d’olive.

3. Garnissez les choux avec la préparation au chèvre et mettez au frais. Ne préparez pas trop longtemps à l’avance car sinon la pâte ramollit

4. La sauce : Faites cuire 2 minutes les fanes de radis dans l’eau bouillante salée puis égouttez.. Mixez avec les pignons et la crème fraîche, sel poivre, puis mettez à feux doux jusqu’à obtenir une consistance crémeuse.

5. Au moment de servir dressez vos assiettes avec un peu de mesclun, les choux (2 à 3 par personne) et nappez de la sauce chaude.

C’est très visuel et en plus super bon !! En plus les textures sont bien présentes entre le croustillant des radis et l’onctuosité de la sauce .